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Ta carrière à la Commission scolaire Kativik

Kativik Ilisarniliriniq, la commission scolaire du Nunavik, a été créée en 1975 en vertu de la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ).

Dans le cadre de la CBJNQ,  Kativik Ilisarniliriniq a le pouvoir et la compétence d’élaborer et de dispenser des programmes et des services d’éducation particuliers qui correspondent à la culture inuite. La mission de Kativik Ilisarniliriniq comporte donc deux volets, d’une part agir à titre de commission scolaire régionale pour tous les résidents du Nunavik, et d’autre part, être une institution dotée de pouvoirs et d’habilitations particuliers dans le but d’assurer la protection, le maintien et le développement de la langue, de la culture et du mode de vie inuits.

Depuis 1978, Kativik Ilisarniliriniq est le pourvoyeur exclusif des services éducatifs offerts à la population du Nunavik. Les programmes d’éducation élaborés par la commission scolaire sont offerts dans les écoles des 14 communautés du Nunavik. L’inuktitut est la langue première tandis que l’anglais et le français sont les langues secondes. La commission scolaire compte 17 écoles primaires et secondaires, de même que 5 centres d’éducation des adultes.

Énoncé de mission

Offrir à la population du Nunavik des services éducatifs qui guideront tous les élèves et leur permettront d’acquérir les qualités, les aptitudes et les habiletés nécessaires à leur bien-être et à la réalisation de soi.

Notre vision

Les Nunavimmiut sont des membres habilités, fiers et autonomes issus de communautés saines et en harmonie avec les valeurs, la langue et la culture inuites, où ils sont encouragés à réaliser leur plein potentiel dans un contexte global.

Notre approche en matière d’éducation

En qualité de membres de Kativik Ilisarniliriniq, nous appréhendons l’éducation de manière globale. Nos services, tout comme le curriculum et les programmes que nous élaborons, prennent racine dans le concept inuit d’inuguiniq, un processus d’éducation qui vise le développement humain à part entière et qui repose sur un engagement direct envers l’environnement et la communauté.

Ce que certains de nos enseignants ont à dire.

Photo ByJ’ai collaboré pendant 7 ½ ans avec Kativik Ilisarniliriniq. Entre 2010 et 2017, j’ai travaillé à Salluit pour passer, en 2017, au poste de consultante pour les écoles en santé, situé à Kuujjuaq, où je suis appelée à œuvrer à l’échelle régionale.

À titre de Canadienne non autochtone, je suis venue dans le Nord pour en apprendre davantage sur la réalité à laquelle étaient confrontés les peuples autochtones et pour regarder en face les héritages de l’histoire canadienne.

Ce sont d’abord les paysages nordiques qui captent l’imagination de nombreuses personnes. Même si la toundra offre certes des panoramas à couper le souffle, pour ma part c’est plutôt la résilience des jeunes qui m’a attirée et inspirée. Enseigner dans le Nord vous permet de tisser de solides liens avec vos élèves, des liens qui perdurent – même lorsqu’ils deviennent de jeunes adultes – de sorte que je demeure très proche de leurs vies et de la région. Je crois en outre que c’est extraordinaire d’avoir la chance de travailler pour une commission scolaire autochtone qui, grâce à la richesse de sa culture et de son histoire, est facilement en mesure de reconnaître et de critiquer les lacunes du système scolaire occidental. Ainsi, elle est en mesure et de nombreuses manières, quoique cela soit très rarement reconnu, d’être à l’avant-plan de « nouvelles » pratiques fondées sur de très « anciennes » façons de faire.

Je ne minimiserai jamais les défis que représentent la vie et le travail dans le Nord, mais cela dit, je ne peux que fortement encourager les enseignants canadiens d’envisager d’aller y travailler. Nous parlons enfin de réconciliation à l’échelle nationale et nous commençons à vraiment ouvrir les yeux sur le passé de la nation. Nous vivons une période tout à fait exceptionnelle et il convient de saisir la chance d’offrir nos compétences professionnelles à cette région. Le Nord a besoin d’enseignants et tout spécialement de personnes à l’esprit ouvert, en mesure d’y apporter leurs aptitudes en pensée critique, qui souhaitent « désapprendre » pour mieux « réapprendre » et ainsi jouer un rôle dans l’élaboration d’un tout nouvel avenir pour le peuple autochtone. Je crois sincèrement que c’est actuellement l’un des endroits où le travail revêt un sens à la profondeur et à l’importance sans précédent. Il y existe de nombreuses possibilités de jouer un rôle clé dans une transformation positive tout en subissant soi-même une telle transformation.


Maggie MacDonnell
Récipiendaire du prix Global Teacher Prize en 2017, décerné par la fondation Varkey.

Nous sommes venus dans le Nord à la recherche de l’aventure et d’une chance d’accumuler de l’expérience en enseignement. Nous avions d’abord prévu de passer une ou deux années ici à l’école Sautjuit de Kangirsuk, mais ma conjointe et moi (et notre enfant, maintenant) en sommes à notre sixième année ! Nous adorons enseigner au Nunavik en raison des expériences culturelles uniques, des communautés « tricotées serrées » offrant la possibilité de vraiment exercer un impact sur la vie des élèves et des nombreuses occasions d’avancement tant du point de vue professionnel que pédagogique. Même si l’absence de nombreux éléments de consommation omniprésents au Sud a tout d’abord constitué un défi certain, nous en sommes venus à apprécier un mode de vie beaucoup plus tranquille. J’encourage toute personne qui a un esprit d’aventure ou le désir d’inspirer les élèves et qui souhaite vivre une expérience d’enseignement vraiment unique à envisager de collaborer avec KI. Je peux sans aucune hésitation affirmer que cette décision prise il y six ans a entièrement bouleversé toute ma vie.

Simon Trumpickas
École Sautjuit, Kangirsuk

Je m’appelle Janet Johnston et j’enseigne l’anglais et l’histoire au secondaire dans le village d’Aupaluk; c’est ma huitième année comme enseignante et ma sixième année passée à Aupaluk. Dès le secondaire, j’avais décidé que j’enseignerais dans l’arctique. J’avais alors regardé un documentaire sur Grise Fiord dans l’émission de télé « Land and Sea » et j’avais dit à ma famille… « Un jour, je vivrai dans l’Arctique! » Après avoir enseigné au Royaume-Uni pendant deux ans, j’ai envoyé une lettre à Kativik Ilisarniliriniq accompagnée de mon curriculum vitae, prête à me lancer dans mon aventure arctique. Le conseil que je donnerais aux enseignants qui souhaitent se rendre au Nunavik, c’est de s’y présenter avec un esprit et un cœur ouverts. Il faut en effet se rappeler que certains enfants viennent à l’école pour apprendre, tandis que d’autres, c’est pour y être aimés. De plus, les enfants qui souvent ont le plus besoin d’amour le demandent de la manière la moins aimable qui soit. Faites donc preuve de gentillesse et d’amour, et ouvrez-vous à la culture et au peuple du Nunavik. Mes élèves m’ont tellement appris sur la vie, sur l’enseignement et sur moi! J’ai en effet appris à être plus forte, plus résiliente, patiente et indépendante, mais ce qui est encore plus important, à être gentille et à donner sans compter. Je suis une bien meilleure personne et enseignante grâce au temps passé ici à l’école Tarsakallak.

Janet Johnston
École Tarsakallak, Aupaluk

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